Nous sommes lundi matin, il est près de 9h00 aux bureaux du NCIS et tous les agents de l’équipe de l’agent spécial Leroy Jethro Gibbs sont à pied d’œuvre. Tous, sauf un… L’agent spécial Ziva David manque à l’appel. Ce n’est pas dans ses habitudes d’arriver en retard ; elle qui est généralement l’une des premières arrivées le matin. Ses collègues se posent des questions à son sujet. L’inquiétude commence à se faire sentir parmi eux, quand les portes de l’ascenseur s’ouvrent sur une Ziva David très essoufflée !
Ziva : Bonjour tout le monde ! Désolée pour le retard Gibbs !
Tony (avec son petit sourire sadique sur le visage) : Qu’est-ce qui t’es arrivée ce matin Ziva ? Une panne de réveil ? Ou bien est-ce que ta voiture a refusé de démarrer ?
Ziva, esquisse un petit sourire moqueur et s’approche de Tony pour lui répondre, juste sous son nez : Tu aimerais bien le savoir hein Tony ?
Gibbs : Ziva ! Approche s’il te plaît ! Dinozzo au boulot espèce de vieille commère ! ! !
Ziva : Oui, tout de suite Gibbs !
Ziva se dirige vers le bureau de Gibbs.
Tony : Je ne fais que m’inquiéter pour ma collègue Patron !
Gibbs : Est-ce que j’ai des problèmes d’élocution Dinozzo ?
Tony : Non, non Patron, c’est très clair !
Tony s’assoit alors à son bureau et fait mine de regarder un dossier tout en essayant d’écouter ce qui se dit entre Gibbs et Ziva. Ceux-ci font en sorte de ne pas parler fort pour que le petit curieux ne puisse rien entendre.
Gibbs : Alors Ziva, encore un accident de voiture ?
Ziva : Pourquoi encore ! Ce n’est pas de ma faute si les feux rouges sont si longs dans ce pays et s’il y a tant de circulation ! Mais non, je n’ai pas eu d’accrochage aujourd’hui ! Tôt ce matin j’ai entendu mes voisins se disputer violemment et j’ai entendu la femme hurler sous les coups de son mari…
Gibbs : Alors tu t’en es mêlé…
Ziva : Evidemment, je ne pouvais pas rester sans rien faire ! ! ! Tu aurais fait pareil à ma place non ?
Gibbs : Oui. J’espère au moins que tu n’as pas fait usage de ton arme ?
Ziva : Non, rassure-toi ! Mais j’aurais bien besoin d’un peu de glace pour ma main ! Ce gars a la tête vraiment dure ! ! !
Gibbs la regarde en souriant. Ziva esquisse également un sourire.
Tony : J’ai pas le droit de savoir ce qui vous fait rire moi ?
Gibbs et Ziva : Au boulot Dinozzo ! ! !
Ziva : Je vais m’y mettre aussi, j’ai des dossiers à classer.
La matinée passe en archivage de dossiers des affaires classées, une matinée longue et monotone…
Enfin, en milieu de matinée, le téléphone de Ziva sonne, ce qui réveille en sursaut Tony qui avait la tête posée dans sa main et le bruit de la sonnerie fait glisser son coude du bureau et le déséquilibre.
Ziva : Allô ! Officier Ziva David ?
Les phrases qui suivent sont échangées dans la langue maternelle de Ziva, ce qui intrigue Tony. L’expression du visage de Ziva devient de plus en plus sombre, ce qui inquiète Tony encore davantage. Quand Ziva raccroche, elle se lève d’un bond de son siège de bureau et fonce vers les escaliers qui mènent au bureau de la directrice Shepard. Tony coupe sa route et lui retient le bras.
Tony : Qu’est-ce qui se passe Ziva ? Ca va ?
Ziva : Lâche-moi Tony ! J’ai pas le temps là ! C’est important, il faut que je voie la directrice ! ! !
Elle dégage son bras et fonce dans les escaliers.
Arrivée à l’entrée du bureau de Jenny Shepard, Ziva est arrêtée par sa secrétaire.
Ziva : Il faut que je voie la directrice immédiatement !
La secrétaire : Madame Shepard est en vidéo conférence pour le moment, elle…
Jenny Shepard : J’ai fini, entrez Ziva.
Elles entrent toutes les deux dans le bureau et Ziva referme la porte.
Jenny : Qu’est-ce qui vous arrive Ziva ? Vous avez l’air perturbée !
Ziva : Je viens de recevoir un appel de ma cousine Sarah en Israël, ma mère est très malade et risque de mourir dans quelques jours. Elle tient à me revoir une dernière fois et moi aussi je voudrais la voir !
En prononçant ces mots, Ziva a les larmes aux yeux et tente de contenir ses sanglots.
Jenny : Je comprends tout à fait Ziva. De combien de jours souhaiteriez-vous disposer?
Ziva : Huit jours devraient suffire Madame.
Jenny : Je vous accorde un congé exceptionnel de 10 jours.
Ziva : Merci beaucoup Madame, je pars sur-le-champ.
Avant de partir, elle serre chaleureusement la main de la directrice.
En redescendant aux bureaux, Ziva tombe sur Tony qui semble préoccupé.
Ziva : Où est Gibbs ?
Tony : Dis-moi ce qui t’arrive Ziva…
Ziva : Où est Gibbs Tony ! ! !
Gibbs : Je suis là Ziva. C’est bon tu peux y aller. La directrice vient de me prévenir.
Tony : Est-ce que je pourrais savoir ce qui se passe ! ! !
Ziva lui raconte brièvement ce qui lui arrive. Tony propose de l’accompagner à l’aéroport, ce que Gibbs autorise.
Ziva : Merci Tony. Rejoins-moi chez moi dans une heure.
Une heure plus tard, Tony frappe à la porte de Ziva.
Ziva : Entre Tony, c’est ouvert !
Ziva est en train de finir d’empaqueter ses affaires dans son sac de voyages.
Tony : Tu es prête ? Je t’ai réservé un billet d’avion. Tu pars dans une heure et demi pour Tel Aviv.
Ziva : Merci beaucoup Tony. Tu es un ange ! Je pensais prendre un billet en arrivant à l’aéroport, je suis un peu sous le choc…
En disant ces mots, Ziva sent les larmes lui monter aux yeux et elle tente de les dissimuler à Tony qui a le temps de voir l’émotion qui étreint sa coéquipière. Il s’approche d’elle et la prend dans ses bras.
Tony : Ca va aller. Viens il ne faut pas qu’on soit en retard.
Ziva sèche ses larmes et remercie Tony.
A l’aéroport, Ziva récupère son billet. Tony a proposé de lui tenir compagnie jusqu’au départ de l’avion. Ziva a accepté bien volontiers. A l’idée de revenir en Israël, de nombreux souvenirs lui reviennent en mémoire : la mort de sa sœur dans un attentat terroriste sous ses yeux, la dureté du regard de son père, et bien sûr, Ari…
Quelques minutes avant l’embarquement, Tony tente de réconforter Ziva qui semble très émue.
Tony : Ne te fais pas de soucis. Je suis sûre qu’en fait ce n’est qu’une fausse alerte et que ta famille s’est inquiétée pour rien !
Ziva : J’espère que tu as raison. Est-ce que tu pourrais me rendre un dernier service Tony ?
Tony : Bien sûr !
Ziva : Excuse-moi auprès d’Abby, de Mc Gee et de Ducky de ne pas leur avoir dit au revoir avant de partir.
Tony : Ce sera fait ! Promets-moi d’être prudente là-bas !
Ziva : Ne t’inquiètes pas pour moi Tony ! Si tout va bien je serai de retour dans 10 jours.
L’annonce au micro pour les voyageurs en partance pour Tel Aviv abrège leur conversation. Ziva fait un dernier signe de la main à Tony et passe le portail détecteur de métaux.
Une dizaine d’heures plus tard, l’avion de Ziva se pose sur le tarmac de l’aéroport de Tel Aviv. Ziva est surprise par la chaleur qui règne dans son pays, comme une vulgaire touriste et ce détail la fait sourire. Le visage inquiet de sa cousine Sarah venue l’accueillir à l’aéroport lui remet en mémoire le but de son voyage : sa mère est mourante. Après un échange de quelques phrases de bienvenue, Ziva monte dans la voiture de sa cousine et elles partent en direction de l’hôtel particulier où vivent depuis de nombreuses années les parents de Ziva, le siège du Mossad, dont le père de Ziva est le directeur. Sarah semble très préoccupée mais Ziva met cela sur le compte du mauvais état de santé de Rachel, la mère de Ziva.
Sarah : Ecoute Ziva…
Ziva : Est-ce que ma mère est consciente ? Est-ce qu’elle souffre beaucoup ?
Sarah : Je ne sais pas, je n’ai pas pu la voir. Mais écoute… il faut que je te dise…
Ziva : Dépêche toi s’il te plaît Sarah.
Mais Ziva n’écoute pas sa cousine, trop préoccupée par l’état de santé de sa mère.
Arrivée à la résidence, Ziva est immédiatement escortée jusqu’au bureau de son père. Il la reçoit très froidement, mais Ziva ne s’en inquiète pas car son père a toujours agi ainsi. Plusieurs hommes qui font partie de son escorte personnelle sont également présents dans le bureau. Ziva se dit que cela doit être une nouvelle mesure de sécurité de son père suite aux derniers attentats.
Ziva : Je veux voir Mère ! Comment va-t-elle ?
Son père : Ne sois pas si pressée…
Il fait alors un signe de tête en direction de son garde du corps placé derrière Ziva. Celle-ci n’a pas le temps de se retourner vers lui qu’elle reçoit un violent coup derrière la tête. Le visage dur de son père devient flou dans ses yeux puis s’efface doucement. Elle s’affale sur le tapis qui couvre le sol du bureau.
Son père : Emmenez-la !
L’un des gardes prend Ziva inconsciente dans ses bras et sort du bureau…
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