Le fourgon du docteur Mallard ne tarda pas à arriver sur les lieux du stage. Il était accompagné de son fidèle assistant Jimmy Palmer. Les deux hommes rejoignirent Gibbs qui vint à leur rencontre.
Ducky : Encore une sale histoire hein Jethro ! Où est la pauvre enfant ?
Gibbs : Elle est dans la montagne Ducky. Tu ne pourras pas y aller avec ton camion. Des Marines vont vous y conduire toi, Palmer, Tony et Ziva. Ils doivent y faire les prélèvements. On t’attendait pour partir.
Ducky : Monsieur Palmer, va chercher le matériel s’il te plaît.
Jimmy : Tout de suite docteur.
Gibbs : Dinozzo, David, venez ici !
Les deux agents s’exécutèrent en laissant les personnes avec qui ils étaient en train de parler.
Tony : Oui, Patron ?
Gibbs : Ziva, Ducky, Palmer et toi vous allez remonter sur le lieu du crime avec le capitaine Wallas, le Marine qui est venu vous chercher tout à l’heure. Je compte sur vous pour passer la zone au peigne fin pour n’oublier aucun indice sur place. Des questions ?
Tony : On est obligés d’emmener Palmer parce que…
Dinozzo n’eut pas le temps de finir sa phrase qu’il se prenait une bonne tape derrière la tête de la part de Gibbs.
Gibbs : Allez ! Au boulot !
Tout le monde monta dans le camion des Marines et partit en direction du lieu du crime. Tony n’arrêta pas de taquiner Palmer pendant une partie du trajet, si bien que Ziva fut obligée d’avoir recours à la violence pour le faire taire : une petite tape bien administrée au bon endroit paralysa Tony assez longtemps pour qu’il n’ait plus envie de recommencer ! En arrivant sur place, ils durent passer devant deux barrages successifs de soldats qui surveillaient la zone. Pendant que Ducky faisait les premières constatations habituelles : heure du décès, possible cause de la mort, Ziva prenait les photos de la scène du crime et Tony faisait les prélèvements. Il recueillit des cheveux, plusieurs traces de pas, un mégot de cigarette et un minuscule morceau de tissu.
Une heure après leur arrivée, l’équipe du NCIS repartit en direction du camp, chargés du corps de la pauvre Méa. Quand ils parvinrent à destination, Ducky et Palmer emmenèrent le corps jusqu’à leur fourgon et partirent immédiatement vers leur salle d’autopsie. Pendant ce temps-là, les agents de Gibbs se regroupèrent pour les premières constatations.
Gibbs : Vous avez trouvé quoi là-haut vous deux ?
Tony : Des cheveux, plusieurs traces de pas, un mégot de cigarette et un bout de tissu.
Ziva : J’ai pris les photos de la scène du crime. Ducky m’a dit que la mort de l’agent Wang devait remonter à seize heures environ.
Gibbs : Et toi Mc Gee ?
Mc Gee : J’ai pu interroger une partie des hommes de l’officier Sanders. Ils sont tous restés sur place depuis le début du stage pour superviser les opérations. Trois d’entre eux ont dû s’absenter depuis hier matin, deux sont revenus, le troisième toujours pas.
Gibbs : Bon. On rentre à l’agence et on trouve pourquoi ils ont dû partir et pourquoi l’autre n’est toujours pas rentré !
Gibbs et Mc Gee se dirigèrent vers la voiture de Gibbs.Tony allait les suivre mais Ziva le retint par le bras.
Ziva : Ca va mieux, Tony ?
Tony : Tu parles de ce que tu m’as fait subir tout à l’heure ? Tu sais que je pourrais t’attaquer
en justice pour ce que tu as fait ?
Ziva (ricanant) : Tu sais que j’aurais pu te faire beaucoup plus mal, Tony ?
Tony la regarda d’un air inquiet et fila rapidement en direction de la voiture. Ziva le suivit,
l’air très satisfaite.
Ils arrivèrent vite à l’agence et se mirent immédiatement au travail. Pendant que Gibbs
descendait à la salle d’autopsie voir où en était Ducky, Mc Gee vérifiait les dépositions des
Marines qui étaient stationnés dans le camp, Ziva essayait de retrouver le soldat qui n’était
pas revenu à son poste et Tony « supervisait » en lisant son magazine préféré : GSM.
Quand Ziva s’en aperçut, elle lui lança une boulette de papier qui lui atterrit dans le nez.
Tony : Hé ! Ca va pas non ? Attention, Mademoiselle David, ça fait deux fois aujourd’hui que
vous faites preuve de comportements violents à mon égard, je vais finir par mettre mes
menaces à exécution !
Ziva (sur un ton ironique) : C’est vrai ? Comme j’ai peur de tes menaces Tony ! Je te fais de plates excuses alors !
Tony (l’air satisfait) : Tu vois, quand tu veux tu peux être gentille et compréhensive !
Ziva se leva de son bureau et s’approcha de Tony, un petit sourire au coin des lèvres. Elle se pencha vers lui et lui dit à l’oreille :
Ziva : Est-ce que tu sais ce qu’on appelle les poucettes, Tony ?
Tony (amusé) : Non, Ziva.
Ziva : Je vois. Et les brodequins ?
Tony (souriant) : Non plus.
Ziva : D’accord. Et l’estrapade ?
Tony (un peu inquiet) : Euh, non.
Ziva : Et bien, vois-tu, tous ces noms réfèrent à des outils de torture que l’on utilisait déjà au XVIIème siècle mais qui sont toujours en ma possession et que je garde en permanence à portée de mains…
Tony : OK, OK. Ca va, tu as gagné Ziva.
Ziva (l’air satisfaite) : Bien ! Maintenant, va plutôt voir où en est Abby au lieu de t’intéresser à…
Elle saisit le magazine des mains de Tony et regarda la page sur laquelle il s’était arrêté.
Ziva : Aux 10 meilleures façons de satisfaire une femme.
Tony se leva de son bureau. Il constata alors que Mc Gee, toujours penché sur son ordinateur, avait un petit sourire.
Tony : Un problème le bleu ?
Tim (souriant) : Pas le moindre, Tony. Pourquoi ? Tu veux me poursuivre pour excessive bonne humeur ?
Tony fit une grimace et se dirigea furieux vers l’ascenseur. Mc Gee ne perdait rien pour attendre, parole de Dinozzo !
Pendant ce temps-là, en salle d’autopsie :
Gibbs : Donc pour toi Ducky, l’agent Wang a été violée, puis étranglée.
Ducky : Oui, Jethro, c’est le plus probable en effet. J’ai fait porter des échantillons de sperme à Abby. J’espère que l’ADN qu’il contient pourra nous dire quelle est la pourriture qui a fait ça à cette adorable jeune femme.
Gibbs : Bien. Joli travail Ducky. Est-ce que tu sais avec quoi il l’a étranglée ?
Ducky : Le plus probable serait ses propres mains, étant donné que je n’ai relevé aucune trace de fibre textile ni aucune marque qui puisse laisser penser à une corde ou quoi que ce soit d’autre. La pauvre enfant s’est beaucoup débattue à voir l’état de ses mains et de ses poignets, mais pas suffisamment pour échapper aux griffes de son agresseur malheureusement.
Gibbs (en s’éloignant vers la sortie de la salle) : Bon. Tiens-moi au courant si tu trouves autre chose.
Gibbs rencontra Tony dans l’ascenseur. Ce dernier avait toujours l’air énervé.
Gibbs : Tu vas où comme ça Dinozzo ?
Tony : Voir où en est Abby.
Gibbs : Alors on sera deux dans ce cas. Qu’est-ce qui t’arrive Dinozzo ? Tu as l’air furieux !
Tony : La petite israélienne et le seigneur des elfes de l’informatique se sont ligués contre moi ! Je suis devenu leur cible !
Gibbs éclata de rire devant Tony qui avait un air surpris.
Tony : Toi aussi ils t’ont mis dans le coup c’est ça ! Je suis vraiment…
Gibbs mit une tape derrière la tête de Tony et termina la phrase que celui-ci avait commencé :
Gibbs : Le roi des imbéciles ! Voilà ce que tu es Dinozzo !
Tony : Merci, Patron. C’est pas tout à fait ça que je voulais dire mais je suppose que ce que tu as dit est mieux.
Ils arrivèrent à l’étage du labo d’Abby qui les accueillit à bras ouverts.
Abby : Giiiiiiiibbs ! Tonyyyyyyy !
Gibbs : Alors Abby, ces recherches ?
Abby : Tu sais Gibbs, moi aussi je suis vraiment ravie de te voir !
Gibbs lui lança un regard qui voulait dire « on n’a pas le temps de plaisanter ».
Abby : Très bien. Ce n’est pas le moment. Alors j’ai recueilli des traces d’ADN sur les cheveux et le mégot retrouvés par Tony et également sur le sperme prélevé par Ducky. J’attends les résultats. Où est mon Caf-Pow ?
Gibbs : Dans combien de temps les auras-tu ?
Abby : 10 heures.
Gibbs lui lança un autre regard noir.
Abby : OK. 8 heures ?
Nouveau regard noir de Gibbs.
Abby : 6 heures, c’est mon dernier prix !
Gibbs frappa sur la table avec son poing et dit :
Gibbs : Adjugé, vendu !
Abby : Et mon Caf-Pow ?
Gibbs : Tu l’auras quand j’aurais les résultats des tests ADN Abby !
Il sortit du labo en direction de l’ascenseur. Abby se tourna alors vers Tony.
Abby : Tu voulais quelque chose Tony ?
Tony : Tu savais que Mc Gee et Ziva en ont après moi ?
Abby (choquée) : Non ! C’est vrai ?
Elle le prit dans ses bras.
Abby : Oh ! Mon pauvre petit canard ! Abby te défendra contre ces deux gros vilains !
Tony (d’un ton plaintif) : Et Ziva a même menacé de me torturer !
Abby : Elle a fait ça ! Je sens que je vais ressortir mes poupées vodoo du placard !
Tony : Tu ferais ça pour moi ?
Abby : Je ferai n’importe quoi pour toi mon petit canard !
Tony : Alors, d’abord, arrête de m’appeler mon petit canard s’il te plaît, Abby.
Abby : Oups, désolée, mon… Tony adoré ! C’est mieux ?
Tony (satisfait) : Oui ! Beaucoup mieux ! Bon, allez, je vais remonter sinon je vais me faire tirer les oreilles par le Patron !
Abby : D’accord. A plus tard et surtout COURAGE !
Tony lui fit un clin d’œil et repartit. Il avait enfin trouvé une alliée face à cette guerre des clans qui lui rappelait beaucoup le film Gangs of New-York quand…