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Meurtre en montagne : 3e chapitre

Meurtre en montagne : 3e chapitre



Tony (essoufflé) : Ziva, on pourrait pas faire une pause ?
Ziva : Quoi ! Encore ? ? ?
Tony : Ecoute, ça fait des heures qu’on marche dans ce tas de cailloux ! J’en ai plein le dos
moi !
Ziva : Ca fait peut-être des heures qu’on marche mais on avance pas avec tes pauses à
répétition ! Un coup Monsieur à un caillou dans sa chaussure, un coup Monsieur à besoin de
faire pipi… A ce rythme-là on atteindra notre campement demain matin !

Ziva continuait à marcher en parlant mais bientôt elle se rendit compte que Tony s’était arrêté
sur une pierre. Elle fit demi-tour pour le rejoindre. Elle lui prit le bras, l’obligea à se lever et
le poussa pour qu’il marche devant elle.

Tony : C’est pas humain de nous obliger à faire ça ! Tu crois qu’on peut porter plainte contre
Gibbs pour torture morale et physique ?
Ziva : Crois-moi Tony tu ne sais rien de la torture. Et dépêche-toi un peu ou sinon tu vas
vraiment savoir ce que c’est ! Et je te déconseille vivement de tenter quoi que ce soit contre Gibbs, à moins que tu ne veuilles mourir dans d’atroces souffrances !

Soudain, Ziva s’arrêta et attrapa le sac de Tony pour le faire stopper lui aussi.
Ziva : Attends Tony ! Regarde la carte. On ne doit plus être très loin de l’endroit où a été déposé notre matériel. Ce gros amas de roches ressemble à cet endroit en relief qui est indiqué là, sur le plan.

Elle montra un point sur la carte et Tony se pencha un peu pour l’observer.
Tony (l’air sérieux) : Tu sais ce que ça veut dire Ziva ?
Ziva : Qu’il faut qu’on ouvre l’œil pour repérer où a été dissimulé notre paquetage.
Tony (joyeux) : Non ! Ca veut dire qu’on va bientôt pouvoir se reposer ! ! ! Enfin une bonne sieste dans l’herbe !

Elle lui mit un coup de poing dans le bras. Tony émit un petit gémissement plaintif et se frotta le bras.

Ziva : Tu ne te reposeras pas avant que les tentes ne soient montées et qu’on ait trouvé nos prévisions.
Tony : Je suppose que tu voulais dire prOvisions.
Ziva : Ne commence pas Tony ! Essaye plutôt d’ouvrir l’œil !
Tony (en soupirant) : OK, OK.

Ils se dispersèrent un peu pour optimiser leurs recherches. Au bout de quelques minutes, Ziva s’écria :
Ziva : Tony ! Je l’ai trouvé !
Tony (ironique) : Super ! Encore une heure pour trouver la bouffe, une heure pour trouver l’eau, une heure pour monter la tente et on pourra peut-être dormir un peu avant de reprendre la mission demain matin !
Ziva : Arrête un peu de te plaindre ! On dirait un enfant de quatre ans qui a perdu son nounours !

Ziva commença à ouvrir le sac qui renfermait leur matériel de campement. Elle constata avec regret qu’il ne contenait qu’une seule tente 2 places et non 2 tentes comme elle l’avait espérer.

Tony (la prenant par la taille) : Qu’est-ce qu’il y a ma princesse ? On n’est pas contente de passer la nuit avec le beau Dinozzo ?
Ziva (le repoussant) : Pour une fois tu as raison Tony ! Je vais devoir supporter tes ronflements et autres désagréments sonores et olfactifs !
Tony : Je ne répondrai qu’une chose à ses odieuses accusations : toi aussi tu ronfles ma très chère Ziva !
Ziva : Ca suffit ! Commence donc à monter la tente pendant que je cherche les provisions.
Tony : Eh ! C’est plutôt le boulot de l’homme de trouver la nourriture !
Ziva : Si tu trouves la nourriture à la vitesse à laquelle tu étais parti pour trouver la tente, on n’est pas prêts de manger ! On ferait mieux de se dépêcher, il va faire nuit dans une heure environ.

Tony déplia la tente et commença à la monter pendant que Ziva s’enfonçait dans le petit bosquet d’arbres qui jouxtait leur lieu de campement pour trouver leurs provisions. Elle revint une demi-heure plus tard avec 2 grands sacs. Elle constata avec étonnement que la tente était bien montée et que Tony roupillait à l’intérieur. Ziva balança les sacs au pied de la tente ce qui réveilla le dormeur en sursauts.

Tony (se redressant brusquement, l’air égaré) : Hein ! Qu’est-ce qui se passe ? Ah c’est toi tu m’as flanqué une de ces trouilles!
Ziva : Le but était de te réveiller, gros ours mal léché ! Tiens regarde ce que j’ai trouvé dans l’un des sacs.

Elle sortit de sa poche un petit boîtier noir et le tendit à Tony qui l’examina.

Ziva : C’est une balise. Si on a un problème il nous suffit de l’activer pour qu’une équipe de secours vienne nous chercher.

Tony la glissa dans sa poche.

Ziva : Eh ! Pourquoi est-ce que tu la gardes ?
Tony : Parce que le seul danger pour moi aux alentours c’est toi !

Ziva lui fit une grimace et commença à sortir les aliments des sacs pour le repas.
Une heure plus tard, alors que la nuit était déjà bien tombée, Tony et Ziva qui avaient fini de manger se glissèrent dans leurs sacs de couchages sous la tente. Avec le réveil très tôt ce matin, ils avaient bien besoin d’une bonne nuit de sommeil ! Ziva ne tarda pas à s’endormir mais un bruit curieux la réveilla peu de temps après. Elle comprit rapidement que ce petit bruit saccadé venait de son coéquipier.

Ziva : Je peux savoir ce que tu fabriques ? ? ?
Tony (grelottant) : Je claque des dents pardi !
Ziva : C’est vrai qu’il ne fait pas très chaud mais quand même ! Tu es frileux à ce point là !
Tony : Tu veux que je te raconte un truc vraiment très drôle ?
Ziva (exaspérée) : Quoi ?
Tony : Tu sais que ce matin j’ai dû me préparer en vitesse parce que Gibbs et toi vous étiez arrivés ?
Ziva : Oui et alors ?
Tony : Et bien j’ai dû oublier de mettre des vêtements chauds dans mon sac.
Ziva : C’est pas vrai ! Tu es vraiment le roi des imbéciles toi ! Pourquoi est-ce qu’il a fallu que je tombe sur un idiot comme toi ! Bon ben il n’y a qu’une solution…
Tony (inquiet) : Tu vas quand même pas mettre le feu à mes cheveux hein ?
Ziva : Bien sûr que non ! Crois-moi je préférerais mais pour une fois je ne me servirai pas de la violence.

Ziva, toujours saucissonnée dans son sac de couchage, se décala vers Tony et se blottit contre lui. Un grand sourire illumina le visage de notre italien préféré.

Tony : En effet, c’est beaucoup plus agréable comme technique !
Ziva : Oui c’est vrai mais…

Elle attrapa l’oreille de Tony et la tira très fort.

Ziva : Je te préviens Dinozzo que si je sens l’une de tes mains baladeuses se promener cette nuit, je te laisserai mourir de froid ! Suis-je assez claire ?
Tony (grimaçant de douleur) : Oui, oui très claire Ziva ! Lâche mon oreille s’il te plaît !

Ziva s’exécuta. Elle tourna le dos à Tony et tous deux s’endormirent rapidement.
Le lendemain matin, c’est un verre d’eau glacé que Tony reçut en guise de réveil. Cela faisait près d’une heure que Ziva était levée et après avoir absorbée son petit déjeuner et examiné l’ordre de mission du jour, elle prit un malin plaisir à réveiller son coéquipier qui n’apprécia guère la plaisanterie.
Une demi-heure plus tard, ils étaient tous les 2 prêts à entamer leur première journée de stage. Après une étude minutieuse des instructions et après avoir emballé soigneusement leur équipement, ils se mirent en route vers ce qu’ils espéraient être l’endroit qui leur fournirait l’indice suivant.
Tout se déroula pour le mieux jusqu’en milieu de matinée, lors de l’une des nombreuses pauses réclamées par Tony. Ils étaient tranquillement assis à se désaltérer quand Dinozzo décida de se retirer pour soulager un besoin naturel derrière un tas de buissons. Ziva refaisait ses lacets quand elle entendit Tony pousser un cri.

Ziva (avec un sourire ironique) : Qu’est-ce qu’il y a Tony ? Tu as perdu quelque chose ? C’est le froid de cette nuit qui a fait rétrécir tes…
Tony (affolé) : Amène-toi vite Ziva !

Celle-ci accourut à l’endroit où était Tony. Elle constata avec effroi que le corps d’une jeune femme était dissimulé dans les buissons. Il n’y avait aucun doute, le cadavre était celui de…

Ziva : Méa ! Active la balise de détresse Tony.

# Posté le mardi 29 mai 2007 15:19

Modifié le dimanche 27 avril 2008 11:38

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